Le métier de pâtissier
n’est peut-être pas fait pour vous !

Vous souhaitez vous reconvertir dans la pâtisserie ? Voila un très beau projet et je ne peux que vous y encourager. Mais avant de vous lancer je vous recommande de faire quelques recherches sur le "merveilleux" métier de pâtissier.

Je plaisante, je sais que vous êtes en pleine révision de la pâte à choux, crème pâtissière et autre biscuit cuillère. Et puisque j'ai fait déjà fait ces recherches autant vous en faire profiter 😉

Il vous suffit de lire l'article et vous saurez si vous êtes vraiment taillé pour le métier de pâtissier ou s'il vaut mieux se limiter à un simple hobby pour les week-ends (ce qui ne vous empêche pas de passer le CAP pâtissier pour le fun).

 

Reconversion professionnelle : un beau challenge !

reconversion patisserie challengeQuand on souhaite se reconvertir, on se pose souvent beaucoup de questions : est-ce que ce métier est fait pour moi ? est-ce raisonnable de le faire ? est-ce que je ne suis pas trop vieux ?

Alors on cherche des informations autour de soi. Il y a des personnes qui vont vous encourager, vous rassurer, vous pousser à vivre votre rêve.

Mais il y a aussi des personnes négatives qui vont renforcer vos peurs, vos doutes et qui vont même vous en créer de nouveaux.

Beaucoup de livres de développement personnel conseillent de s'éloigner de ces personnes qui sont nocives à la réalisation de vos projets. Personnellement je trouve ça un peu facile.

Il y a des personnes négatives parce qu'elles tiennent à vous, parce que votre bonheur et l'idée de vous voir échouer les font souffrir.

Alors plutôt que de fuir la négativité, je vous recommande plutôt de bien écouter ce qu'ils ont à dire et même de prendre des notes. Ensuite faîtes vos recherches, point par point et demandez-vous si peut-être, après réflexion, ils n'ont pas tort.

Comme je vous l'ai dit je sais que vous êtes débordé, alors j'ai regroupé pour vous tous les arguments négatifs auxquels vous serez confronté, le pire du pire du pire !

Accrochez-vous à votre chaise car vous allez prendre un maximum de négativité 😉

Si après ça, vous souhaitez toujours vous reconvertir dans la pâtisserie, alors rien ne pourra vous arrêter !

 

La pâtisserie : un métier physique !

femme-reconversion-patisserieC'est souvent le premier argument que vous entendrez pour une bonne raison : c'est vrai. La station debout, le port de charges lourdes, la chaleur des fours, les brûlures, les coupures, des journées de 10h, 12h parfois sans pause, voilà de quoi fatiguer votre organisme.

Mais ça n'est pas le pire ! Le pire c'est la pression. Un pâtissier travaille sous pression, il a beau se lever aux aurores, il est toujours en retard, toujours sous pression.

Vous avez sûrement vu ces émissions de télé où les candidats n'ont plus que quelques minutes pour finir leur gâteau, il court partout en sueur, c'est comme ça qu'on travaille dans la majorité des pâtisseries.

Pour reprendre des expressions du métier : "vous serez dans le jus" et il faudra "taper dedans" !

Toujours motivé par une reconversion professionnelle en pâtisserie ? Alors parlons salaire...

 

La pâtisserie ça ne paye pas !

salaire-reconversion-patisserieVoila un argument de poids ! Vous démarrerez au SMIC et suivant vos compétences vous pouvez y rester quelques années.

Jusque-là rien d'anormal, quand on démarre de zéro il est normal d'avoir un salaire en conséquence et vous pensez peut-être que vous pourrez vous contenter de cette paye. Mais les choses ne sont pas si simples !

Je vous parlais des journées de 10h, parfois 12h sans pause, mais j'ai oublié de vous préciser que les heures supplémentaires ne sont pas payées. Oui je sais c'est illégal mais la pâtisserie (et l'hôtellerie-restauration en général) est un monde à part.

Libre à vous de vous battre contre ça, mais ne rêvez pas trop, même si vous avez votre CAP vous restez un débutant et on vous montrera gentiment (ou pas) la porte si vous commencez à réclamer des heures supplémentaires.

Donc pour un mois de travail vous toucherez environ 1450 euros brut, ramenés au taux horaire réel (pour une "petite" base de 10h/ jour) vous serez payé entre 6 et 7 euros de l'heure !

Comme vous êtes très motivé, vous pensez peut-être que c'est le prix à payer pour une reconversion, mais croyez-moi, après un mois de travail, vous regarderez votre fiche de paye avec une certaine amertume. Difficile dans ces conditions de continuer à travailler comme un forçat et de supporter vos collègues.

Justement parlons maintenant de vos futurs collègues...

 

Les pâtissiers sont des C#!@ !

collegues-patissiersJe ne tiens pas à faire de généralités et je tiens à rester poli sur ce site. Mais ça risque d'être difficile de parler de vos futurs collègues si je respecte ces règles.

Les mentalités dans le monde de la pâtisserie sont assez "spéciales". L'apprentissage se fait à la dure, marche ou crève ! La plupart des pâtissiers ont appris comme ça et ne savent pas transmettre leur savoir différemment.

Donc, j'espère que vous êtes solide car vous en verrez de toutes les couleurs. Il y a les réprimandes ou intimidations physiques : bousculades, coup de genoux, coup de pied, petites claques, un bon coup de torchon ou pire de rouleau à pâtisserie.

Mais il y a aussi les réprimandes verbales qui font encore plus mal. J'ai vu des apprentis se faire démolir psychologiquement, jusqu'à ce qu'ils craquent.

Ils finissent leurs journées en pleurant, perdent toute confiance en eux et abandonnent définitivement la pâtisserie. Ce genre de blessures met plus de temps à guérir qu'un bleu. Bref âme sensible s'abstenir !

J'oubliais un point important : vous êtes une femme ? Aïe ! Je ne dirais pas que tous les pâtissiers sont des pervers, mais presque ! En plus de tout le reste, il faudra ajouter cette notion de harcèlement sexuel qui est bien réel.

Je ne sais pas si c'est lié aux températures des laboratoires, au vocabulaire tendancieux (culotter, mouiller, fouetter, la branlette, coucher...) ou peut-être le travail manuel de la matière qui se fait avec douceur et fermeté ("comme pour les femmes") mais préparez-vous au pire !

Vous vous demandez sûrement comment ce genre de mentalités existe encore et comment font les pâtissiers débutants pour supporter ça. Le principe est simple et bien rodé, il joue sur votre ego, votre fierté.

Lorsqu'un pâtissier a un sursaut d'orgueil et décide de rendre son tablier, on lui fait comprendre que c'est parce qu'il n'est pas assez fort, pas assez endurant, qu'il n'a pas les épaules et qu'il n'est pas fait pour ce métier. Vous connaissez peut-être le proverbe : "on ne frappe pas un homme à terre", il ne s'applique pas à la pâtisserie !

Toujours motivé ? Vous êtes prêt à tout pour apprendre à faire les plus belles pâtisseries du monde ? Tous ces inconvénients seront peut-être effacés lorsque vous sortirez de magnifiques pâtisseries.

Alors parlons maintenant de votre futur travail...

 

Qu'allez vous faire en pâtisserie ?

activites-patissierEnvie de créer, de partir sur une chantilly verveine yuzu menthe avec un confit de nectarine ?

Quelle imagination ! En attendant il y a la plonge à faire et les plans de travail à nettoyer 😉

C'est l'une des autres grosses déceptions lors d'une reconversion professionnelle en pâtisserie, vous risquez de ne pas vraiment aimer ce que vous ferez.

Vous arriverez peut-être à travailler dans une grande maison. Au début, vous serez le champion de la plonge et du nettoyage, et puis un jour ce sera la promotion : vous aurez le droit de couper les fraises pour les tartes.

Si vous êtes bon, vous pourrez peut-être dorer les croissants et peut-être même un jour garnir les tartes vous-même !

J'exagère un peu mais vous avez compris le principe.

Vous atterrirez peut-être dans une maison qui fait plus d'assemblage que de pâtisserie (voir de "décongelage"). Rien de plus décevant que d'ouvrir des cartons alors qu'on ne demande qu'à apprendre le métier !

Je vous passe les maisons franchement dégueulasses qui ne respectent aucune norme d'hygiène, j'y ai appris tout ce qu'il ne faut pas faire, je ne goutais rien et je finissais la journée avec un mélange de tristesse et de honte.

Vous êtes toujours motivé ? Bravo, vous êtes peut-être taillé pour le métier !

 

Une note d'espoir pour la pâtisserie

nouvel-generation-patissierJe vous ai décrit le pire scénario possible, un tableau vraiment noir, limite carbonisé. Mais je fait partie des gens qui veulent vous voir réussir et non pas souffrir.

J'ai vu assez de souffrances en pâtisserie, des gens abandonner leur passion parce qu'ils ont croisé le chemin de quelques abrutis #!@.

Comme je suis plutôt d'un naturel positif, je tiens à préciser qu'il y a aussi de bonnes maisons, de bons professionnels qui ne sont ni pervers, ni violents et qui prennent plaisir à transmettre leur savoir (et qui payent même les heures sup !).

Il y a aussi une nouvelle génération de pâtissiers qui arrive sur le marché moins formatée par des méthodes archaïques.

Je suis sûr que tous ces nouveaux pâtissiers (dont vous ferez peut-être parti) apporteront beaucoup au métier et feront évoluer les choses.

J'en suis à ma troisième reconversion professionnelle et je ne vais pas vous mentir : j'adore ça. Choisir un domaine qui vous passionne, développer ses compétences, se former, acquérir un diplôme et finalement pouvoir vivre de sa passion, il n'y a pas de plus beau challenge !

Vous n'êtes pas obligé de faire carrière dans le métier, vous pouvez vous arrêter avant. Passez le CAP pâtisserie en candidat libre juste pour le plaisir, par fierté, par challenge personnel, pour développer vos compétences et régaler vos proches.

En revanche, si vous vous engagez dans le métier vous savez maintenant à quoi vous attendre ! Mais sachez une chose, si un jour ça se passe mal pour vous et que vous décidez de rendre votre tablier, n'écoutez pas ce qu'on vous dit et n'abandonnez pas votre passion !

Il faut une grande force de caractère pour quitter un travail, autant de force que pour y rester !

 

Partagez cet article si vous connaissez quelqu'un qui veut se reconvertir, autant qu'il sache dans quoi il s'engage !

 

 

19 Commentaires

  1. Sarah K
    | Répondre

    Bonjour, je viens d’un autre Bac Pro, et je cherche à me reconvertir. Passionné depuis petite par la pâtisserie, j’ai décider de me tourner vers une formation en Pâtisserie.
    J’ai essayer de rentrer dans des écoles, fais des salons, tous m’ont dit qu’il me faut une expérience en pâtisserie ou un employeur.
    La seule expérience que j’ai, c’est que je pâtisse en autodidacte depuis petite, je m’intéresse à toutes les techniques, les émissions et autres, j’ai énormément de livres de pâtisserie, voir un pavet sur les bases de la pâtisserie.
    Savez-vous comment je peux rentrer dans une école ? Quelles écoles ? Et comment trouver un employeur quand on a pas d’expérience dans le métier ?
    Toutes écoles où j’me suis renseigner veulent que je trouve l’employeur avant de m’inscrire, et j’ai postuler dans plusieurs entreprises et aucune ne m’a rappeller.
    J’en suis à aller chez Pôle Emploi pour qu’ils m’aident à trouver une formation, voir de me la financer.
    Merci d’avance de votre réponse.

    • Guillaume
      |

      Bonjour Sarah et bienvenue au club 😉
      Désolé mais je n’ai jamais réussi à décrocher une place en école et je suis donc très mal placé pour vous conseiller.

      Il y a de plus en plus de demandes pour se reconvertir dans la pâtisserie et passer par un parcours classique est souvent très compliqué.

      Caroline et moi avons essayé et avons rapidement compris que c’était une perte de temps. C’est pour cette raison qu’autant de personnes choisissent de passer le CAP pâtissier en candidat libre. Avec 150 euros et quelques mois de travail à domicile, vous pouvez obtenir votre diplôme et démarrer votre reconversion dans la pâtisserie. C’est beaucoup plus agréable à faire que des démarches administratives 😉

      Evidemment, ça n’est que le début d’une reconversion mais croyez-moi ça vous facilitera grandement la vie. Une fois le CAP en poche, c’est beaucoup plus simple de trouver un employeur ou de trouver une place en école pour faire une mention complémentaire, un cap chocolatier ou autre chose.

      J’espère que ça vous aidera quand même un peu Sarah et je vous souhaite bonne chance dans vos recherches !

  2. Burger
    | Répondre

    J’ai commencer ce travail à 15 ans tous se qui est dit et totalement vrai il y en a de toute les couleur mais je pense qu’il disent pas assez que les relation social et familiaux sont très limitée exemple pour le mariage de mon frère je n est pas le droit de poser un jour de conger on est obliger de s’abstenir de dormir pour passer du temps avec les gens qu’on aime car au niveau des horaire on est complètement décalée de la réalité les week end n existe presque pas et pouvoir poser c est vacance quand sa nous arrange est aussi très difficile mais sa devient un peu plus courrant une nouvelle génération arrive mais reste limiter et pour les salaire demander une augmentation ne se fait pas du tous et sa reste assez difficile de trouver des pâtisserie qui paye plus que le smic pour des semaine de 60h

    • Guillaume
      |

      Bonjour Burger et merci pour votre témoignage.
      Je lis souvent ce genre de chose et à chaque fois ma réflexion est la même : pourquoi acceptez-vous ça ?
      Je sais que ça doit être dur à entendre mais je vous garantis que je n’ai jamais travaillé plus de quelques semaines dans ces conditions.

      Pour rappel, le smic pour des semaines de 60 heures, ça n’est pas légal. Il est vrai que dans les maisons artisanales ou les grandes maisons, les horaires ont tendances à s’allonger mais il y a des limites à ne pas dépasser et c’est à vous de les faire respecter. Sinon à vous de changer de crèmerie.

      Je connais beaucoup de pâtissiers qui commencent par la grande distribution, aux 35 heures avec 2 jours de congés par semaine.
      Le fait de ne pas pouvoir poser un congé payé ou de devoir décaler ses vacances en revanche est assez fréquent mais ça n’est pas qu’en pâtisserie.

      Bref Burger, ne perdez pas espoir ! Mettez à jour votre CV et partez vers de nouveaux horizons. Personnellement, j’adore changer de boutique et je le fais dès que je m’ennuie (nouveau collègue, nouveau matériel, nouvelles techniques…). Vous verrez c’est beaucoup plus intéressant et de toute façon vu votre témoignage, vous n’avez pas grand chose à perdre 😉

      Le monde est à vous Burger !

  3. Cécile
    | Répondre

    Bonjour à tous

    Actuellement je suis en stage pâtisserie et je rejoins le témoignage des autres personnes c est très physique on n est pas respecté on est presque des moins que rien tant que le travail n’est pas terminé pas question de partir à l heure effectivement la plonge à gogo la livraison c est pour nous aucune reconnaissance et on vous parle mal .Je me demande si j’ai fait le bon choix je suis dans une patisserie réputée.Je suis vraiment perdu car j aimerai travaile dans la pâtisserie de collectivité est ce que quelqu’un peut m en dire plus et qu elles sont les boîtes que vous pouvez me conseiller svp merci.Cécile

    • Guillaume
      |

      Bonjour Cécile et merci pour votre témoignage.

      Malheureusement, c’est encore assez fréquent dans le métier et j’ai l’impression que c’est très présent dans les grandes maisons. C’est pour cette raison que je recommande de démarrer par des maisons plus “familiales”, la restauration collective ou les grandes surfaces.

      Rassurez-vous chaque maison et chaque équipe est différente et il ne faut surtout pas faire de généralités. Si votre stage ne dure pas trop longtemps, finissez-le, prenez ce qu’il y a à prendre et préparez la suite.

      Pour la restauration collective, envoyez votre cv chez Compass, Elior, Api, Sodexo, Casino… Je vous conseille également de faire les grandes surfaces (Carrefour, Leclerc, …).

      Ne perdez pas espoir Cécile et ne lâchez pas la pâtisserie à cause d’une mauvaise expérience, ce serait vraiment dommage !
      A bientôt Cécile.

  4. Donna
    | Répondre

    Bonjour je suis dans une impasse et je ne c’est pas quoi faire … j’adore pâtissier mais esque sa pourrait être mon métier je ne sais pas J’AI BESOIN D’AIDE

    • Guillaume
      |

      Bonjour Donna,
      Si je peux me permettre, vous vous posez trop de questions.
      L’un des gros avantages du métier de pâtissier, c’est qu’on peut se reconvertir en douceur sans avoir à chambouler toute sa vie.
      Certaines reconversions professionnelles vous obligent à démissionner, consacrer tout votre temps à l’apprentissage d’un nouveau métier, rejoindre une école et parfois même déménager… Ça n’est pas le cas pour le métier de pâtissier, ni pour passer le CAP.

      Tout ce que vous avez à faire c’est de vous préparer tranquillement sur votre temps libre (et avec une bonne formation, quelques mois suffisent). Une fois votre CAP Pâtissier en poche, vous pourrez commencer à faire de l’intérim les week-ends par exemple, pour voir si le métier vous convient. Si oui, alors vous aurez votre réponse sinon vous aurez aussi votre réponse mais au moins, vous aurez appris à faire des pâtisseries comme un pro.

      Vous n’avez rien à perdre Donna 😉

  5. Loev
    | Répondre

    Bonjour, je suis entrain de faire un apprentissage en pâtisserie et ayant 24 ans, des questions sur mon futur me viennent à l’esprit.. pourrais je avoir une vie de famille épanouie ? C’est mon principal soucis dans cette voie.. car j’adore le métier malgré les difficultés que ca compète..mais je ne sais pas si en tant que pâtissière et tout ce que cela comporte ,je pourrais avoir une vie de famille ? car c’est quand même mon but premier dans la vie.. alors je commence à demander s’il n’y a pas une autre alternative.. un métier touchant à la pâtisserie mais sans les contraintes d’horaires et de vie en décalé.. ? Ou dois je changer complètement de voie professionnelle pour espérer allier les deux ?

    Merci

    • Guillaume
      |

      Bonjour Loev,
      Il est normal de se poser des questions mais rassurez-vous, même si c’est un métier difficile, il y a tellement de possibilités différentes qu’il n’y a aucune raison pour que la pâtisserie vous oblige à renoncer à une vie de famille.

      J’ai travaillé pour des pâtisseries artisanales qui sont réputées être les pires et je n’ai pas toujours fait des horaires démesurés. J’ai également eu des patrons qui gèrent leur pâtisserie en couple et ont une belle petite vie de famille.
      J’ai travaillé dans des gros labos type grandes surfaces ou restauration collective et je peux vous dire que je n’ai pas fait une heure supplémentaire, 35h pétantes ! En revanche, techniquement ça n’est pas le plus intéressant 😉
      Je pense que le plus compliqué reste le métier de pâtissier en restauration traditionnelle qui vous oblige à travailler en décalé, service midi et soir.
      Mais là encore, j’ai croisé beaucoup de pâtissiers qui ont une vie de famille.

      Bref, ne vous inquiétez pas trop si vous sentez un jour que votre métier vous empêche d’avoir une vie de famille : ne changez pas de métier, changez de maison !
      J’espère avoir répondu à votre question Loev mais n’hésitez pas si ce n’est pas le cas…

  6. lamarque
    | Répondre

    Je vois que c’est du vécu et je partage vos commentaires et mises en garde.En effet,les gens ne se rendent pas compte le travail et la souffrance parfois accumulée derrière une belle pâtisserie 100% artisanale.
    Réfléchissez avant de prendre ce métier faut aimé vivre enfermé!Personnellement je me suis cassé de ce milieu .Même certains MOF sont de sacrés cons par contre il y en a de super!

    • Guillaume
      |

      Bonjour Lamarque, merci pour votre passage et de confirmer les propos de cet article, c’est effectivement du vécu.
      Je pense que c’est important de savoir que tout n’est pas rose en pâtisserie et oui je confirme également qu’être MOF n’empêche pas la connerie.
      Mais je trouve quand même dommage de quitter le métier.
      Je pense qu’il y a tellement d’opportunités pour un pâtissier qu’il suffit de rendre son tablier et de postuler ailleurs.
      C’est aussi le but de cet article, de faire comprendre aux futurs pâtissiers qu’ils n’ont pas à accepter des situations dégradantes même s’ils viennent juste d’avoir leur CAP.
      J’espère que vous avez trouvé un nouveau métier qui vous plaît et que vous continuez à faire de belles pâtisseries 😉

  7. sarah
    | Répondre

    Je ne sais pas quoi dire… Je parcours vos pages et je vous aime beaucoup…
    Qui êtes vous? Où en êtes vous dans votre reconversion?

    • Guillaume
      |

      Merci beaucoup Sarah c’est très gentil 😉
      Nous avons rajouté une partie présentation sur la page d’accueil car on nous posait beaucoup de questions sur le sujet.
      Je vous laisse jeter un oeil : CAP Pâtisserie par où commencer.
      Si vous avez encore des questions n’hésitez pas à les poser dans les commentaires.
      A bientôt Sarah…

  8. Blackyomber
    | Répondre

    Super article qui resupe bien la situation ! Les patissiers sont moins sexistes qu’avant, mais la pression est toujours aussi forte psychologiquement et physiquement

  9. alexia
    | Répondre

    J’ai été une apprentie en pâtisserie et effectivement… je n’ai pu tenir que 3 ans psychologiquement.
    Et encore ! Je me dis que c’est énorme.. C’est très dur de partir d’un endroit.. mais aussi très dur de subir ça tout les jours et encore plus dur quand nos parents ne nous soutiennent pas.
    Cela fait 7 mois que j’ai arrêter la pâtisserie et j’essaie encore de guérir.. J’ai du prendre tonnes de cachets.. mais ce n’est pas ça qui va guérir mon mal-être.
    C’est très dur de tourner la page, j’essaie en trouvant un nouveau métier qui pourrait me plaire.. mais très peur que ça recommence encore et encore !
    En tout cas ça n’arrive pas qu’aux autres et je souhaite bon courage à toutes les personnes qui subissent ça au quotidien, il faut en parler.. il faut avancer et rebondir.

    • Guillaume
      |

      Effectivement, ça n’est pas toujours évident mais vous avez bien fait de refuser la situation et de partir. Il y a des combats qui n’en valent pas la peine. Je ne peux pourtant que vous conseiller de tenter votre chance ailleurs, de changer de boîte. Comme dans tous les domaines, on trouve de tout en pâtisserie mais ne vous arrêtez pas sur une mauvaise expérience. Bonne continuation 😉

  10. Nico
    | Répondre

    C’est EXACTEMENT ce que j’ai vécu … J’ai tenu seulement deux semaines, oui je suis faible mais bon cela ne m’a pas dégoûté de la pâtisserie mais je pense que je garderai ça en tant que loisir perso plutôt que d’en faire ce métier …

    • Guillaume
      |

      Bonjour Nico et merci pour votre témoignage.
      Voila quelques années maintenant que je suis dans le métier et je connais très peu de pâtissiers qui n’ont pas connu ça (ils se comptent sur les doigts d’une main). A mon sens partir et refuser ce genre de situation n’est pas une preuve de faiblesse mais plutôt de force. La force de savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, la force de dire NON et la force de dire “Allez vous faire … !”.
      J’espère quand même que vous n’avez pas quitté le métier pour ça, car il y a de très bonnes maisons avec des équipes en or. Il suffit parfois de changer simplement de boutique (ou de pays pour ceux qui aiment voyager 😉 ).
      Mais le principal c’est que vous fassiez toujours de la pâtisserie. Après tout passer le CAP Pâtisserie permet d’acquérir des connaissances techniques et de tester ses capacités dans un domaine qu’on aime, le but n’est pas forcément d’en faire un métier.
      Bonne continuation Nico et merci encore pour ce témoignage !

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